Chapitre 13

L’endormissement de Marie

L’ENDORMISSEMENT DE MARIE

La dormition de Marie évoque ses derniers instants sur terre. Entourée par les apôtres et disciples de Jésus qui la veillent et prient avec elle, la Vierge ne mourut ni de vieillesse, ni de maladie. Sa mort fut si paisible et sereine qu’on la compare à un endormissement en Dieu, ce qui se dit « dormition » de Marie, dans la tradition orientale. L’Église affirme que Dieu a voulu préserver de la corruption le corps de celle qui a contenu celui de Jésus. Les chrétiens disent donc que Marie est emmenée corps et âme auprès du Père par le Christ : Marie est ainsi « assumée » dans la gloire de Dieu, ce qui s’appelle « assomption » de Marie.

L’abbaye de la Dormition est un monastère de moines bénédictins. Il se trouve à Jérusalem, tout près du Cénacle où l’Esprit-Saint a été répandu sur la communauté des disciples rassemblés avec Marie après l’ascension de Jésus ressuscité. L’église de cette abbaye porte le nom de basilique de l’Assomption, car on y fait mémoire de « Marie entrée dans le repos éternel », dans la vie éternelle de Dieu. Les chrétiens fêtent l’assomption de Marie le 15 août.

Le sanctuaire de Dieu, qui est dans le ciel, s’ouvrit, et l’arche de son Alliance apparut dans le Sanctuaire.

[…] Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle est enceinte, elle crie, dans les douleurs et la torture d’un enfantement.

Un autre signe apparut dans le ciel : un grand dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et, sur chacune des sept têtes, un diadème. Sa queue, entraînant le tiers des étoiles du ciel, les précipita sur la terre. Le Dragon vint se poster devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l’enfant dès sa naissance.

Or, elle mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les conduisant avec un sceptre de fer. L’enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son Trône, et la Femme s’enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place, pour qu’elle y soit nourrie pendant mille deux cent soixante jours. […] Alors j’entendis dans le ciel une voix forte, qui proclamait : « Maintenant voici le salut, la puissance et le règne de notre Dieu, voici le pouvoir de son Christ  ! (Ap 11, 19 ; 12,1-6 ; 12,10) 

C’est superbe, émouvant. Goûtons. Prions.