Chapitre 1

 

Dans quelles conditions es-tu né ?

L’ANNONCIATION – NAZARETH

Mon ami(e), je te propose de commencer notre pèlerinage en Terre Sainte en allant tout de suite à l’endroit où a commencé, humainement parlant, l’histoire de Jésus. Evénement incroyable, impensable, et pourtant considéré comme le plus important de l’histoire de l’humanité par des milliards d’êtres humains, celui de la venue de Dieu sur terre.

Si aujourd’hui, Nazareth est une ville de quelques 100 000 habitants, à l’époque de Jésus, ce n’était qu’un tout petit village de quelques dizaines de familles. Un endroit insignifiant. Cela s’est déroulé dans une discrétion totale, exemplaire. Une simple conversation entre une jeune fille, Marie, et un envoyé de Dieu, l’archange Gabriel. Ce dernier est venu soumettre à Marie un des grands projets de Dieu : qu’elle devienne la mère biologique de son fils, Dieu lui-même.

Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors  :

Basilique de la Nativité

« Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ?  » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. » (Lc 1, 26-38)

Lors de ma première visite dans la basilique de l’Annonciation qui a été construite sur le lieu présumé de l’événement, ce fut un véritable choc émotionnel. Comment cela peut-il se faire que, moi le citoyen de base de l’Occident lointain, je sois là, en ce lieu, 2 000 ans plus tard, là où a eu lieu cette rencontre dont les conséquences ont été si importantes pour tant de personnes en notre monde ? Cela me transcende. J’en reste assis, au propre comme au figuré. C’est comme si mon cerveau, qui a la fâcheuse habitude de galoper en permanence, s’était mis tout d’un coup sur la fonction « Pause ». Pourquoi continuer à tourner alors qu’il n’y a qu’une seule chose à faire : être là. Ne rien dire, ne rien faire, juste ressentir, goûter.

La nef et le maître autel

Deux mots suffisent : être là.

Être, c’est-à-dire tout moi : toute ma personnalité, toutes mes facultés, toutes mes qualités, tous mes défauts, toutes mes certitudes, tous mes doutes, tout…

Là, c’est-à-dire en ce lieu si chargé de spiritualité, d’histoire collective et personnelle. Ce lieu de la rencontre de l’Homme avec son Dieu.

Non, je ne me sens pas écrasé par l’immensité de la scène qui s’y est passée, au contraire, je me sens très petit mais bien. Je laisse monter en moi la rencontre le l’ange et de Marie. Cela me fait rentrer spontanément dans la prière. « Me voici, Seigneur, devant toi pour accueillir ta Paix. Parle, Seigneur, ton serviteur écoute. »

Deux endroits pour cela. Tout d’abord, quelque part dans le chœur de l’église, au premier étage, en regardant vers le maître autel.

Le second se situe sur le côté droit du polygone que tu vois ci-dessus. De là, il est possible de voir l’étage inférieur de la basilique au niveau duquel se trouvent les vestiges de la maison de Marie. Est-ce le lieu exact ? Était-elle réellement comme cela ? Là c’est mon esprit d’ingénieur qui parle,

mais heureusement que je ne suis pas fait uniquement de cela. C’est ma discussion éternelle entre Foi et Raison qui cohabitent chez moi. Rapidement c’est la petite voix de la Foi qui pousse sur le côté la grosse voix de la Raison et qui me dit doucement : « Regarde, contemple, écoute, reçois, goûte… » et cela m’est très facile de le faire. Une prière archi-connue monte en moi ; ne me demande surtout pas d’analyser en ce moment d’où elle vient. Elle est là, sur mes lèvres, dans mon cœur, et cela me suffit : « Je te salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi. » Je te remercie d’avoir dit oui.

LA VISITATION

A l’occasion de sa visite à Marie, l’ange lui a également appris une nouvelle étonnante : sa cousine Élisabeth est enceinte de six mois bien qu’elle ait atteint un âge avancé. Nouvelle incroyable car cette femme était réputée stérile.

Là encore, Marie, fait confiance à la parole de Dieu. Elle en informe ses parents,  Anne et Joachim, et fait ses bagages pour aller aider sa cousine. Ce n’est pas une mince affaire car Élisabeth et son mari Zacharie habitent à environ cent cinquante kilomètres de Nazareth, à En Kerem,  à quelques kilomètres de Jérusalem où Zacharie exerce sa fonction de prêtre au Temple. C’est un voyage qui prend cinq à six jours, à pied, de plus il faut traverser des zones désertiques et montagneuses. Marie n’a vraiment pas peur de l’effort et de rendre service !

Eglise de la Visitation à En Kerem, l’arrivée de Marie chez Elisabeth

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle. (Lc 1, 39-56)

 

Rencontre de Marie et Elisabeth : le Magnificat

Elisabeth : « Tu es bénie entre toutes les femmes »

Marie : « Mon âme exalte le Seigneur »

En Kerem, porte principale de l’Eglise de la Visitation

LA NATIVITE – BETHLEEM

 

Maintenant, faisons abstraction de toute notion de temps et d’espace afin de nous déplacer de Galilée en Judée dans le but de nous attacher à suivre la chronologie de la vie de Jésus.

Bethléem, ce nom hébreu signifie « la maison du pain ». C’est le lieu de naissance du roi David.

Commençons par écouter ce que nous disent les textes sacrés.

Et toi, Bethléem Ephrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois. Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera… celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël.

Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre, et lui-même, il sera la paix ! (Michée 5,1-4)

Le prophète Michée a été le contemporain d’Isaïe et d’Osée, à l’époque du roi Ezéchias. Ce texte a donc été écrit environ 700 ans avant l’événement qu’il annonce. C’est lui qui permettra à Hérode de donner une réponse à la question posée par les mages, désorientés par la disparition de l’étoile : « Où doit naître le roi des juifs ? « 

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre. Ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte. 

Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.

Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte.

Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :

Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime

Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.

Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.

Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.

Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.          (Lc 2, 1-20)

Voilà les faits tels qu’ils nous ont été rapportés par le seul témoin digne de foi parce qu’il est le seul à les avoir vécus. Non, ce n’est pas Luc, le signataire du texte qui n’en est que le rédacteur, mais Marie qui lui a confié ses souvenirs si bien gardés.

Quand je suis arrivé à Bethléem, j’avoue que c’est plutôt la tête qui a piloté mes actions. Je savais que j’avais deux endroits différents à voir et qu’ils étaient espacés d’environ deux kilomètres. L’un est en plein centre de la ville, la Basilique de la Nativité, l’autre dans la bourgade voisine de Beit Sahour, au lieu-dit le Champ des Bergers.

Bien que ma chambre soit directement à la porte de la Basilique, j’ai pris l’option de commencer par le Champ des Bergers. Une petite balade  sous un soleil ardent de début d’après-midi, ça met en forme. En ce mois de juin 2019, c’est ma quatrième visite, mais, cette fois-ci, je suis seul et j’ai tout mon temps. C’est formidable de pouvoir y consacrer plusieurs heures, sans aucune contrainte, et en plus il n’y a pratiquement personne sur le site.

Je connais l’organisation  du site, je m’empresse donc d’aller aux endroits que je préfère, en priorité sur ce grand rocher d’où l’on a une vue splendide sur la vallée et les collines environnantes.

Je découvre quelque chose de tout à fait nouveau pour moi, je ne l’avais pas vu lors de mon dernier passage il y a deux ans. Une ouverture a été dégagée sous la base du rocher et il est désormais possible de pénétrer dans  une grotte relativement grande car j’estime qu’une quarantaine ou même une cinquantaine de personnes pourraient facilement y tenir. L’accès à plusieurs grottes de tailles diverses est d’autant plus intéressant que l’endroit est très proche de Bethléem. Il est facile de faire le lien avec l’étable dans laquelle Marie « emmaillota l’enfant Jésus et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. » Cette utilisation des grottes est encore commune aujourd’hui.

Le Champ des Bergers m’a profondément interpellé car il montre bien  ce qui s’est passé dans ce lieu il y a environ 2 000 ans. Il n’a pas été trop défiguré par des constructions chargées de le mettre en valeur ou de le protéger comme c’est le cas en bien des endroits. La nature y a gardé un caractère d’immuabilité qui m’aide à me rapprocher des faits, même si à la limite rien ne s’est passé exactement là. Son côté évocateur me touche même si le volet essentiel de toute cette histoire est et restera à jamais totalement invisible, caché. C’est avant tout une affaire de cœur, pas une scène de théâtre dramatique.

La charge émotionnelle de ce lieu est considérablement plus grande que sa charge intellectuelle ou culturelle. C’est le point de rencontre de deux mondes, bien différents l’un de l’autre. L’un est spirituel, l’autre matériel, et cela donne naissance au mystère de l’Incarnation lui-même. Le fils de Dieu, lui-même Dieu, s’est fait homme. Il a pris notre nature humaine, dans un lieu bien simple, chez des petites gens, des pauvres, par Marie fiancée à Joseph, avec pour premiers témoins d’autres pauvres, les bergers de cette région semi-désertique des monts de Judée.

A dire vrai, l’essentiel de mon ressenti ne s’est mis en place en moi qu’un an environ après l’expérience concrète sur le terrain.  Tout a commencé avec une phrase du Sermon sur la Montagne : « Heureux les pauvres car le royaume des cieux est à eux. » N’est-ce pas l’arrivée du royaume de Dieu sur terre que ces pauvres bougres sont venus voir en la personne de leur roi ? Pour eux, il n’y a eu aucun problème, aucune surprise, aucune déception de le découvrir sous la forme d’un enfant, qui plus est sous celle d’un nouveau-né, car qu’y a-t-il de plus faible qu’un enfant d’homme qui vient de naître ? C’est la dépendance totale, la fragilité intégrale, et pourtant ils sont face à face avec le maître du monde. Et me vient à l’esprit la suite des Béatitudes prononcées par ce bébé trente ans plus tard : « Bienheureux les doux, les affamés de justice, les cœurs purs, car ils verront Dieu. » Oui, tous ces rustres, ces gens simples ont vu Dieu. Ils l’ont vu de leurs yeux, eux. C’est mon rêve mais il n’est pas encore réalisé. Oui, c’est un grand et beau mystère.

Le second site est la Basilique de la Nativité. C’est une véritable forteresse autour de laquelle s’est développée la ville de Bethléem. Elle a été construite par l’empereur romain Constantin après sa conversion au christianisme. Elle se situe sur le lieu présumé de la naissance de Jésus. Ne disposant d’aucune coordonnée GPS à l’époque, personne ne pourra jamais garantir que c’est le lieu exact. Mais cela pose-t-il le moindre problème ? Certainement pas à moi. Que ce soit effectivement là ou dans  un rayon de un ou plusieurs kilomètres, ou même dans un endroit différent, cela n’a strictement aucune importance pour ma foi ; le sens de cette naissance est attaché à l’événement lui-même et non pas à ses conditions matérielles.

Basilique de la Nativité

Une surprise attend le visiteur qui a décidé de rentrer dans l’édifice par la porte principale, ce qui habituellement est synonyme de grande porte. Ici, ses dimensions sont très réduites : elle ne mesure que 78 cm de large pour 1,30 m de hauteur !

On l’appelle la Porte de l’Humilité. Selon la tradition, elle a été construite très basse pour éviter l’entrée de combattants ottomans à cheval et pour forcer le fidèle à se baisser, d’où son nom.

La porte de l’humilité

Je respecterai la tradition millénaire en disant que c’est ici que l’événement a eu lieu. Pour y accéder, il faut descendre dans une crypte située sous la basilique. La pièce est exiguë, il est donc hors de question de vouloir y séjourner plus de temps qu’il ne faut pour dire une courte prière. La circulation des pèlerins est incessante et il y a parfois des embouteillages. La seule façon d’y passer un peu plus de temps est de faire partie d’un groupe de pèlerins autorisés à assister à une messe.

 

Page précédente : l’autel de la Nativité. Il est situé dans la crypte, à l’endroit que la Tradition a retenu comme étant le lieu de la naissance de Jésus. L’étoile à quatorze branches représente les trois fois quatorze générations d’ascendants de Jésus. Le nombre total des générations est donc : depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations ; depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze générations ; depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations. (Mt 1, 1-17)

Que me reste-t-il d’essentiel de cette expérience ? Un mot : silence.

. Le silence le jour de ma visite car j’ai été seul la plupart du temps et il n’y a pas d’habitation dans l’environnement immédiat.

. Le silence de la nuit de la naissance de Jésus.

. Le silence dans le cœur des bergers à leur retour.

. Le silence de la vie en Egypte puis à Nazareth.

. Le silence des pauvres qui n’ont rien à dire parce qu’on ne leur donne jamais la parole.

. Le silence émerveillé de Marie et Joseph devant ce petit homme-Dieu.

. Le silence en moi-même devant ce mystère.

. Le silence qui règne en moi, un an plus tard, quand je rédige ces lignes.

. Le silence de l’Univers étonné par ce qui se passe sur Terre.

. Le silence dans le Ciel devant ce que Dieu est en train de faire.

. Le silence pesant après l’assassinat des Innocents.

. Le silence de Marie pendant toute sa vie.

. Le silence de Jésus pendant trente ans.

. Le silence dans le tombeau près du Golgotha.

. Le silence de la nuit de Pâques.

. Le silence du pèlerin, seul, face à face avec son Dieu, Père et Créateur.

. Le silence dans l’écoute de la Parole de Dieu.

« Sh’ma Israël »  =  Ecoute Israël

« Sh’ma Louis »   et    « Sh’ma mon Ami(e) »

Cette parole est tirée du Deutéronome (6,4). « Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique. » Il s’agit de Moïse s’adressant aux Hébreux. Dans le cas présent, Israël représente l’humanité tout entière.

Du rêve tout cela ? de la sensiblerie ? dans le monde de brutes actuel ? Je ne le crois pas. Si seulement nous acceptions, si seulement j’acceptais réellement, moi le premier, ce que ce nouveau-né est venu nous dire, alors ce monde, notre cher monde, ne serait-il pas meilleur et plus agréable à vivre ?